Louis-Henri Nicot (1878 - 1944)

Louis Henri Nicot

Né à Rennes en 1878, Louis-Henri Nicot suivra son enseignement artistique aux Beaux Arts de Rennes avec Coquelin, Lenoir, Ronsin puis à Paris avec Falguière, Mercié, Peter. Durant ces années d'enseignement très académique, l'artiste est fréquemment honoré. Il terminera ses études en 1909.

Très vite la thématique bretonne apparaitra dans son oeuvre. Après la guerre 14-18 Nicot deviendra l'un des sculpteurs bretons majeurs. D'emblée, il ne s'inscrit pas parmi les artistes qui véhiculent le plus grand modernisme. Il réalisera beaucoup de monuments aux morts en Bretagne : Pleurtuit 1920, Guéméné-Penfao 1921, Montfort-sur-Meu 1923. Mais aussi hors de bretagne comme le Monument de l'armée d'Occupation du Rhin situé à Mayence. Dès 1922, il deviendra professeur à l'école des arts appliqués à l'industrie.

Sa collaboration avec la Manufacture Henriot se fera par le biais de Mathurin Méheut, connaissance de longue date, et débutera en 1924. Il créera pour eux des sujets extrêmement locaux qui jouent de la permanence d'une certaine image compassée de la Bretagne, à moins qu'il ne s'agisse d'une approche ethnographique, tant la précision des costumes est évidente. Grâce à Nicot, la Bretagne retrouve son image rassurante et très conservatrice que des artistes adeptes de plus de modernité tentaient de lui faire quitter par le biais des arts décoratifs.

De régulières expositions, de nombreux bustes, stèles et oeuvres commémoratives, une présence continue au Salon des artistes français saluée par une médaille d'or en 1933, la reconnaissance officielle d'un titre de Chevalier de Légion d'honneur la même année, tout contribue à faire de Louis-Henri Nicot un artiste tant reconnu que consensuel. L'artiste décède en 1944 alors qu'il préparait l'édition de nouvelles oeuvres en céramiques à Quimper.