Lionel Floch (1895 - 1972)

C’est un quasi-autodidacte formé dès le collège auprès d’artistes locaux parmi lesquels « le maître » Théophile Deyrolles. Etant bon élève, Lionel Floch choisi de faire carrière dans l’administration en tant que receveur de l’enregistrement, sans jamais cesser de peindre.  Très vite il sera muté au pays,  à Pont-croix, où s’est constitué un foyer d’artistes très actifs, ce groupe forme l’école de Pont-Croix réunissant aussi bien des peintres américains, belges que des régionaux. En 1930, ils seront rejoints par Jean Moulin, alors sous-préfet de Châteaulin et graveur à ces heures perdues, mais aussi par le compositeur Van Parys, et l’écrivain Max Jacob… Les années 50 le verront successivement muté à Grasse et à Chinon, puis il se retirera en retraite à Quimper en 1958 où il finira ses jours.

Lionel Floch produira et vendra beaucoup de ses œuvres. Il réalisa de grands décors peint pour : le Sénateur Astor dans son manoir de Kérazan, pour l’hôtel des frères Pascal à Quimper, pour la salle d’exposition des voitures du garage Renault à Quimper. Il s’essayera aussi à la céramique à la faïencerie Henriot à partir de la fin des année 30, mais également au dessin et au bois gravés.

Suiveur et inventif : Lionel Floch doit ces deux caractères à sa formation en dehors du cursus académique. Il se situe dans la lignée vériste des Simon ou Lemordant, mais il propose un style personnel en phase dans le paysage artistique de Bretagne, à l’heure de sa modernisation.